En mer

Dernier jour de transpac | 4.05.2022

Port Camargue-Gibraltar 2000 Nm
Gibraltar-Ténérife 750 Nm
Ténérife, La Palma 130 Nm
Transatlantique 2800 Nm
Martinique-Panama 1300 Nm
Canal of Panama
Traversée Mer de Cortés 160 Nm
San Carlos – La Paz, Mer Cortès 260 Nm
La Paz – Nuku Hiva, Marquises 3500 Nm
Nuku Hiva – Ua Pou – Tahiti 1000 Nm

Tahiti – Australie 4100 Nm. (en passant par les îles sous le vent, cook, fiji, vanuatu, nouvelle-calédonie)

Navigations préparatoires dans la Manche: Saint-Malo aller-retour en passant par Falmouth et Dartmouth en Angleterre, 400 Nm. Nm= mile nautique. 1 mile nautique équivaut à 1,852 kilomètres.

Total 16 000 Nm.

Voilier-stop nos 12 commandements

Embarquer sur un voilier d’autrui n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Des erreurs on en a fait, mais on a aussi acquis pas mal d’expérience pour aujourd’hui vous transmettre des conseils pratiques. Prêt pour l’aventure ?

1 Être flexible sur la destination. Les plans peuvent être amenés à changer pour de nombreuses raisons. Le voyage est fait de surprises. Visez une zone géographique large, Amérique centrale, Antilles, plutôt qu’un pays en particulier.

2 Connaitre les périodes favorables pour traverser un océan et donc chercher suffisamment tôt son voilier et au bon endroit.
Par exemple, pour la transatlantique en direction des Antilles, qui commence à partir de novembre, vous pouvez déjà chercher à partir d’octobre. Les routes classiques partent de notre côte française atlantique ou méditerranée, puis Gibraltar, îles des Canaries, parfois Îles du Cap Vert. Sur ces dernières étapes du sud avant les Antilles, jusqu’à la fin février, début mars, vous pouvez embarquer sur un voilier. Attention, il y en aura beaucoup moins que plus tôt dans la saison. Pour développer le sujet, on vous renvoie vers l’excellent site tourdumondiste.com.
Un détail important tout de même, la Transpacifique d’Asie vers l’Amérique ne se fait que très rarement. Les routes classiques sont d’Est en Ouest.

3 Multiplier les annonces

Réseau amical, familliale, plateforme find a crew, crew bay, bourses aux équipiers, pages facebook des marinas et page facebook des bourses équipiers. En présentiel : toquer aux voiliers directement sur les pontons, déposer des petites annonces datées et estampillées par la marina sur les tableaux d’affichages publics, faire un message à la VHF sur la canal loisir (demander à la capitainerie), parlez-en autour de vous, travailler localement ou donner un coup de main dans la marina. L’idée étant de communiquer un maximum autour de votre projet. Il y aura évidemment des refus, mais en persévérant tout est possible.

4 Pour les nanas.

D’après notre expérience et celle de Jessica. Rester très claire dès le départ sur le fait que vous ne cherchez ni un flirt, ni l’âme soeur. Le site findacrew propose une mention: « I am not looking for romance! ».Préférer des photos de vous en train de naviguer ou réparer, bricoler plutôt qu’une jolie photo de vous. Prenez encore plus le temps avec le skipper pour vérifier en personne s’il n’est pas en recherche de flirt. Ne pas hésiter à faire demi-tour si besoin. Parler de ces impressions à son entourage peut aider à prendre une décision éclairée avant de s’engager en mer. En mer, participez à toutes les tâches et apprenez de nouvelles compétences : navigation aux étoiles, ajustement des voiles, vidange moteur, etc…

5 Toujours passer du temps suffisant avec l’équipage.

Une soirée ou une réunion sur skype ne suffisent pas!! Le mieux étant de vivre ensemble sur le bateau. Quelques jours de navigation proche des côtes sont souvent très révélateurs de la compétence ou non du capitaine et de l’ambiance à bord. À cette occasion vérifiez la présence d’éléments de sécurité comme la survie sur le pont, gilets de sauvetages valides, lignes de vie et globalement l’état général du navire. Demander et vérifier qu’il n’existe pas d’arme à bord.

6 Être prêt à modifier sa zone de confort.

Naviguer peut vous offrir le meilleur comme le pire. Manque de sommeil, promiscuité, mouvements et bruits permanents, désorganisation du bateau, peu de douche, peuvent transformer le plus beau rêve en pire cauchemar pour celui qui n’est pas préparé à vivre éloigné de sa zone de comfort.

Le détroit de Gibraltar, ça envoie sur le first 325 de Landry

25 noeuds de vent en plein dans le nez au passage du détroit de Gibraltar.

7 Soigner les relations sociales à bord.

Le point le plus critique ! Rester relativement souple avec le capitaine et l’équipage permet souvent d’éviter la crise diplomatique. Même si un des traits de caractère d’un coéquipier vous agace sévèrement, le milieu d’un océan n’est pas le meilleur endroit pour régler vos différents. Discuter avant un conflit et mettre les choses à plat plusieurs fois s’il le faut.
Avoir conscience que nous ne sommes pas indispensables à bord. Bon nombre de skippers n’ont pas besoin d’équipier pour manoeuvrer, mais considèrent qu’une transatlantique est plus confortable avec un bon équipage.

8 Que les objectifs soient clairs des deux côtés en terme de rythme de voyage.

En terme d’escales, de mouillages vs marinas, les dépenses sont autant de sujet à aborder avant le départ. Concernant la nourriture il est indispensable d’être clair sur les quantités nécessaires. Manger à sa faim est fondamental pour naviguer dans de bonnes conditions.

9 Avoir plusieurs options pour gérer les désistements de dernières minutes.

10 Quid de l’expérience en mer?

Pas du tout indispensable à nos yeux. Mais, il est très important de savoir si la voile vous plaît et en combien de temps votre (potentiel) mal de mer disparaît (souvent en 48h).
Le top du top étant d’aller naviguer quelques demi-journées avant de se lancer dans une longue traversée. Les clubs nautiques ou la plateforme bourses aux équipiers sont bien adaptées à cette démarche.

11 Ne pas se surévaluer.

Que ce soit socialement, au niveau de ses compétences à bord, ou sur sa capacité d’adaptation, il nous semble indispensable d’être honnête avec soi-même.

12 Ne pas avancer l’aspect écologique de la voile pour racoler un maximum de capitaines.

Vous risquerez sûrement de faire l’opposé. La construction, la maintenance, les rejets de biocides ou bien l’entretien du moteur sont polluants. Certes, en naviguant sur les voiliers à plusieurs vous divisez l’impact carbone, mais ce n’est jamais zéro.

Si vous avez d’autres idées n’hésitez pas à nous faire un retour, cette page est ouverte à modifications.

Bons vents et soyez ambitieux !

Pour aller plus loin Tourdumondiste.com
Le livre: World cruising routes de Jimmy Cornell.
École de voile: Les glénans.

Martinique-Panama avec le skipper Gilles Melon sur son Stern 25

Voilier de régate de 7 m, construit en matériaux biosourcés bois, fibre de lin, fibre de basalte.

Le lien vers les vidéos de Gilles sur la Mer Caraïbes.

https://ecotransat.com/

https://www.facebook.com/ecotransat/

https://www.youtube.com/channel/UChh6LtPe52UrUm3_5qcEbIg/videos

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