Changer d’approche

Changer d’approche, pourquoi voyager à bicyclette ?

La vie nomade connectée aux éléments.

Steve – « Je voyage à vélo depuis longtemps, parce qu’on n’a tout simplement aucune carapace, on ressent tout, le froid, le vent, on est immergé.
Le vélo c’est également l’école de la vie: persévérance, abnégation, détermination et goût de l’effort.
C’est aussi un super catalyseur de rencontre; le réseau d’un cyclo-voyageur est incroyable, en comparaison avec un voyageur en voiture.

Sandrine – « Pour moi, au-delà du moindre impacte carbone d’un voyage à vélo, c’est essentiellement l’envie de changer de rythme qui me guide. Le vélo nous convie à la rencontre, l’observation et la réflexion.
En 2014, je m’initiais à ce style de voyage en réalisant un tour de la mer Egée (https://egeepopoulos.wordpress.com/). En réduisant ma vitesse, de nouveaux éléments apparaissent, j’affine ma vision
. »


Une Petite anecdote. Un ami martiniquais, biologiste et pionnier des pépinières natives nourricières cherchait un caconnier pour en récolter les graines. Quelques caconniers subsisteraient sur les flancs Nord de l’île, mais d’après lui très peu en dehors de ces cocons préservés. Il me suffira de pédaler une seule fois, entre son lieu de résidence jusqu’à ses serres pour dénicher blotti au creux du talus, des centaines de petites graines magnifiques rouges et noires, ces légendaires graines de caconnier.


Sandrine – « A vélo, l’œil s’appesantit sur l’inutile, on découvre ainsi bien plus que ce que notre cerveau s’attend à rencontrer, là commence l’aventure. Je n’ai pas toujours tout réalisé à vélo surtout en master (Nouvelle-Zélande) et en doctorat (Patagonie), j’ai dû prendre l’avion pour l’autre bout du monde, plusieurs fois, à mon grand regret, pour les tonnes de Co2 dont je suis responsable.
Ma démarche aujourd’hui n’est aucunement de compenser ces émissions, mais simplement d’être dans le véritable rythme de la vie en impactant moins notre petite planète.
« 

Et pourquoi pas l’avion pour avancer?

Tout simplement par soucis de cohérence. À quoi bon se faire catapulter par la voie des airs dans un pays sans prendre conscience que les terres émergées ne représentent que 30% de notre planète bleue. Nous passerions à coté des 70% restants, c’est à dire les mers et les océans. Lors d’une traversée d’un océan notre prise de conscience sur la grandeur de notre planète est plus profonde. Chose plus ardue à réaliser lorsqu’un trajet de 14000 kilomètres ne dure que 13 heures assis dans une boite volante. Il nous aura fallu 6 mois pour parcourir la même distance.

Un tour du monde sans voguer sur les océans qui représentent la grande majorité de la planète Terre est inconcevable pour nous. Que les cyclo-voyageurs ne s’y méprennent, le monde terrien n’est qu’une grosse île.

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