#7 La festival d’art de Conchagua

Coucou les jeunes

Nous tenions à vous faire connaitre le Festival de Poésie et d’Art Traditionnel de Conchagua. Nous sommes accueillis par un Salvadorien qui s’appelle Wuenceslo Serrano.

Notre ami Wuenceslao, qui nous accueille. Dernière nous, le volcan Conchagua.

Par hasard, nous nous sommes retrouvé au coeur d’une soirée typiquement Salvadorienne entre danse traditionnelle et chorégraphie équine.

Le premier Festival de Poésie Lenca.

Lenca c’est le nom des indigènes du Sud Est du Salvador. Ce sont eux les premiers habitants de ces terres. Ce festival était le premier organisé à l’occasion du bicentenaire (200 ans) de l’indépendance du pays. Il y a deux siècles exactement, le Salvador comme ses voisins, était alors colonisé par l’Espagne.

Explication géographique

En 1821, le Salvador gagne son indépendance. Alors, cette année pour célébrer ce jour particulier, les professeurs de lettres et les artistes ont imaginé une soirée alliant poésie orale et folklore.

Tout le village était en effervescence. Les femmes sur les bancs de la place du village ne parlaient que du festival qui allait se dérouler à partir de 18h.

La municipalité était invitée et les préparatifs battaient leur plein pour célébrer cet anniversaire. Quant à nous, nous avons mis nos plus beaux habits et avons rejoint les festivités après avoir englouti trois pupusas chacun.

Notre pupuseria préférée

L’ouverture du Festival fut très cérémoniale et bien sérieuse. Professeures, écrivaines et écrivains, poétesses et poètes se succédèrent au micro. Tout était bien sûr en langue Espagnole, mais nous comprenions presque l’intégralité des prises de paroles.

Les villageois écoutaient depuis les gradins, parfois debout derrière le grillage du petit stade local. Nous avions alors pris place discrètement sur une marche.

Entre toutes ces voix masculines, quelques poétesses attiraient l’attention du public. Voici l’extrait d’un poème de la poétesse qui est sur la photo.

Aujourd’hui, je souhaite crier.
Je suis femme !
Je n’abandonne pas.
Apparemment, je vivrais dans un océan d’opportunité, qui comme ces eaux seraient permanentes.
De nombreuses fois, cela m’a trompé,
En réalité, nous n’en avons que bien peu. »

Que vous inspire cet extrait de poème ?

En réalité, cette poétesse évoque l’inégalité d’accès à certaines carrières par les femmes Salvadoriennes aujourd’hui. Les femmes n’auraient accès à certains métiers et fonctions à responsabilité.

Les danseuses Salvadoriennes.

La soirée continua au rythme Salvadorien avec la musique Xuc, c’est le nom de la musique folklorique. Une vingtaine de danseuses entrent en scène, vêtues de robes colorées au style très espagnol. À tour de rôle, elles s’engagent au-devant de la scène, possédant un instant toute l’attention de la foule.

Les robes virevoltent.

Au loin, nous entendions un orage qui arrivait mélangé à des hennissements. Surprise, onze imposants chevaux noirs montent sur scène. Les cavaliers dirigent fermement leur monture, trottant élégamment, saluant le public.

Salutation au Public
Certaines femmes montent également.
Les cavaliers portent tous le chapeau traditionel et des bottines en cuir.

Les chevaux ont appris plusieurs manières élégantes de saluer le public. D’un seul coup, la horde de chevaux se disperse et les danseuses reprennent le devant de la scène en compagnie de deux danseurs.

Deux danseurs accompagnent les jeunes salvadoriennes.
Nous sommes les seuls étrangers et nous avons le droit à de beaux sourirres.

Les couples n’auront que quelques minutes de répit avant que l’orage n’arrive sur le village. L’orage emporta les décors. Le vent arriva sans que l’on s’en aperçoivent, emportant les rubans et quelques chaises. Les danseurs se réfugièrent sous le préau et les habitants rentrèrent rapidement dans les maisons environnantes.

Il était temps pour nous aussi de rentrer chez notre ami Wueceslao. Et aussi de vous dire à la semaine prochaine !

Sandrine et Steve

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