Parapente à Bora-bora

Récit d’un vol au-dessus de Bora-bora, le Graal du parapentiste baroudeur dans le Pacifique sud:

Ces 7 derniers jours le Mara’amu, ce puissant vent du sud, a soufflé en coup de vent. La girouette est souvent restée bloquée au-dessus des 30 noeuds avec une houle associée de 3-4 m durant nos navigations inter-îles.
Pas question de sortir le parapente dans ces conditions ni même la serviette de plage.
En arrivant à Bora-bora la tendance du vent est cependant à la nette baisse et laisse espérer le lendemain quelques belles cabrioles sous les nuages.
Le seul hic, aucune info sur le site de décollage et les pilotes locaux ne répondent pas. Seulement l’atterissage au village d’Anau semble répertorié, voilà déjà un bon début.
Sur place les locaux m’indiquent rapidement le lieu du « saut » comme ils disent, au niveau du mont Mata pupu. Quelques 30 minutes de marche plus tard la voile est dépliée au décollage en face Est à 180 m d’altitude.

Bienvenue au décollage de Bora-bora

Pas une voile dans le ciel, étrange vu les belles conditions à 13 h 30. Lorsque les voyants sont tous au vert, pas question de psychoter ou bien reculer. Action!
En vol, les conditions s’avèrent bien meilleures qu’espérer. La crête entre Mata pupu et Maua piri donne une belle ascendance dynamique toute douce et permet de cheminer tranquillement vers le nord. Pas un seul virage pour raccrocher les falaises majestueuses du mont Otemanu, point culminant de Bora-bora à 750 m.

L’otemanu, maitre des lieux.

À ce moment les oiseaux volent autour de la voile, sûremement intrigués par la couleur étrange de mes ailes, orange fluo.
Des moments magiques surtout que le vario ne s’arrête pas de chanter. Un quart d’heure après avoir décollé, c’est sous le nuage au niveau du sommet de l’Otemanu que je vole, scotché par l’ampleur du décor.

La fumance.

Le nuage plutôt généreux aspire relativement fort, mais par quelques manoeuvres en 360° la skin 3 p reste gentiment en dehors du danger.
Après 1h15 à tourbillonner devant les falaises, il est temps d’aller se poser, car il fait froid, aussi surprenant que cela puisse paraitre. En Polynésie nous sommes en plein hiver austral.

Visite en direct du site.

À l’atterissage, les jeunes du quartier accourent pour essayer le matériel. Petite session de gonflage sur le terrain de foot derrière l’église, rend la troupe heureuse et plutôt excitée.
L’équipage du Louarn-kozh s’essaye également à la technique. Henri et Philipe nous aurons régalés de quelques figures artistiques les pieds en l’air et la tête dans le sable.

Henri, part en vrille!
Manuia!
Yacht club de Bora-bora. Photo de Henri

Nous fêterons leurs témerités au Bora-bora yacht club par une mousse bien fraiche.
What else.

Photo prise par Henri

Publié par Un Tour d'Aile

Tour du monde à vélo, voilier-stop et parapente.

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