On a trouvé le bon voilier pour la Transpacifique !

Sand à San carlos
À la cool!
C’est par ici! Andrew montre la voie

Après la Méditeranée en hiver, la Transat en 23 jours et la Transcaraïbes sur un 6m50 éco-construit, notre longue route s’apprête à mettre le cap sur la Polynésie !

Sandrine me parle depuis des années d’arriver à la voile aux Marquises, aux Tuamotu puis les îles de la Société, c’est un rêve de longue date qui commence vraiment à se concrétiser pour nous deux.

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. En roulant vers le nord à partir de Panamá City, nous laissions derrière nous le point le plus stratégique pour les départs de transpacifique.

La plupart des voiliers en tour du monde empruntent le canal de Panamá et poursuivent classiquement leur route vers l’ouest, Galapagos, Marquises. Les départs sont d’autant plus rares depuis 2019. Déjà pour notre transatlantique en mars 2021, aucun voilier n’avait été détecté sur toute la durée de la traversée. Aux marinas du Panamá, on comptait sur les doigts de la main les personnes qui s’apprêtaient vraiment à s’engager dans le Pacifique.

C’est donc avec un certain pincement au coeur que nous faisions une dernière bise à nos amis Gilles d’écotransat et Marc, Maud du voilier Blue Bonnet Sabot, tous prêt à mettre le cap sur les Marquises.

Pari risqué ? Peut-être un mauvais choix, mais on part à vélo quand même.

Nous commencions notre remontée de l’Amérique Centrale, vers le Mexique en espérant trouver un embarquement qui accepterait deux personnes, deux parapentes et surtout deux vélos chargés. L’histoire ne s’annonçait pas évidente.

Quelques mois plus tard, une annonce tombe sur findacrew: « Recherche équipiers pour le Pacifique depuis le Mexique ». Simple et efficace. Le rendez-vous est pris avec Andrew.

Avant de s’enflammer, allons voir sur place. Nous voulons le connaitre, lui et son Cat-Ketch de 13 m et prendre nos marques à son bord avant de prendre une quelconque décision.

Cinq mois plus tard nous voilà sur Hopalong, toujours super motivés. Nos craintes d’un désistement s’envolent.

Ça c’est Hopalong!
Andrew, notre capitaine.

Une navigation de 3 jours est prévue en direction de la Baja California, la mer de Cortés comme terrain de jeu. Le seul hic est que ces huit derniers mois de vélo à suer comme des dingues, nous ont fait perdre le pied marin.

Au départ de San Carlos, nous commençons par du près avec 20 noeuds. Hopalong se débrouille pas si mal, on file à 6-7 noeuds. L’horizon houleux malmène nos corps de cycliste. Heureusement, ce mal-être est temporaire et quelques heures plus tard le plaisir de naviguer revient. Sandrine et moi, en verse une bonne dizaine par dessus-bord, mais ça s’améliore.

Deux ris dans les voiles et en avant toutes.

Observer le comportement du voilier, ajuster les voiles, on retrouve les plaisirs de la mer. Ça ne se perdent pas. Le trio fonctionne bien et de bonnes vibrations s’installent à bord. On découvre le pilote mécanique, on se raconte nos histoires de voyages et on apprend beaucoup sur ce nouveau voilier à deux mats. Quatorze heures plus tard, nous atteignons Santa-Rosalia, de l’autre côté de la mer de Cortés.

La Baja en vue

Au retour de la Baja, nous mettons le cap sur la tranquille baie San Pedro sur une idée d’Andrew. Génial, personne à l’horizon, une baie protégée, on jette l’ancre. Andrew nous guide, noir total, la plage et la falaise se rapprochent. C’est la première fois qu’on fait ça, nous réalisons alors que nous n’avions pas encore jeter l’ancre dans un lieu si sauvage. Ici, le voilier prend tout son sens. C’est sans aucun doute le privilège de la plaisance que de se retrouver seul au mouillage dans des endroits difficilement accessibles.

Vous pensez qu’il fait toujours chaud au Mexique? C’est loupé pour cette fois
Au mouillage dans la baie San Pedro

On bosse sur le bateau, les mains dans les cales et le sourire jusqu’aux oreilles. On en aura profité pour voler une dernière fois de nos ailes sur les dunes mexicaines.

État de Sonora
!
On s’amuse comme on peut

Au final, que du bon avec Andrew ! Départ prévu pour les Marquises, Fatu-Hiva, Nuku-hiva, Hiva-Oa, des noms qui font tout simplement rêver…

On est trop content de bientôt quitter l’Amérique.

Publié par Un Tour d'Aile

Tour du monde à vélo, voilier-stop et parapente.

3 commentaires sur « On a trouvé le bon voilier pour la Transpacifique ! »

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