Transatlantique, ça c’est fait

Merci à l’Océan, de nous avoir laissé passer et offert généreusement quelques belles dorades coryphènes à manger ! 5 000 km (~2 800 Miles nautiques) strictement confiné sur 10 mètres de long, ça remet les idées en place.

  23 jours parfaitement isolé, poussé par le vent avec pour seules compagnies ces exocètes de poissons volants, un couple de Phaétons et ces minuscules océanites qui volent dans 50 km/h de vent.

Navigation sous génois tangonné. Tangon qui cassera dans un méchant grain après un départ au lof

Le sentiment d’éloignement vous étreint totalement. Loin physiquement et loin idéologiquement d’une société occidentale, qui continue à tourner autour d’elle, dans son propre piège.

Loin de ceux qui décident, loin de leur influence, et de leur pénurie de papier toilette pré-confinement, mais presque dans leurs poubelles ! Oui, nous croisons régulièrement de petits ou grands bouts de plastique, architectures flottantes avec son microcosme d’algues.

23 jours en mer, avec le sentiment que les nuages, le ciel, et ses étoiles se moquent bien du genre humain. Que nous pourrions gentiment continuer à nous autodétruire en modifiant drastiquement la nature terrestre et marine, que les étoiles scintilleraient encore, impassible.

Pendant nos quarts de nuit, on divague et espère que l’inconscient collectif réalisera la vulnérabilité de nos systèmes modernes et fera tout pour préserver ces éléments qui nous font simplement vivre, l’eau, l’air, le sol. Sans eux, la terre nous dira adieu sans regret.

   Bref les quarts de nuit et les longs moments passés sur l’océan laissent le temps de réfléchir, rêver et admirer les étoiles filantes, en souhaitant que l’humanité reviennent à la raison. Et soudain, tu réalises que ces furtives étoiles ne sont parfois que nos satellites,  poubelles stratosphériques chutant dans les basses couches de notre atmosphère. Alors un autre coup de masse sur la tête en entendant: « rêve pas trop quand-même ».

Comme dirait la Philosophe Manola Antonioli  :  » Y-a-t-il un avenir pour une société qui s’obstine à chier dans l’eau potable ? »

Depart de Santa Cruz de la Palma sous un grain. Ça donne le ton.
Depart de Santa Cruz de la Palma sous un grain. Ça donne le ton.
Confinés dans quelques mètres flottants.
Confinés dans quelques mètres flottants.
Un oiseau se repose sur le voilier.
Allez hop, à l’eau au milieu de l’Atlantique

Ci-dessus: Baignade en plein Atlantique.

A part ça, on est Bien arrivé en Martinique et en bonne santé. Merci à Landry d’avoir été un super capt’ain.

Désormais on va pédaler en long, en large et en travers de l’île puis dans 3-4 semaines, on prospectera pour monter sur un bateau en direction de l’Amérique Centrale. 

Ça y est on est officiellement bateau-stoppeur. Yahhllaaa

Publié par Un Tour d'Aile

Tour du monde à vélo, voilier-stop et parapente.

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